Odile LAUBSER

Sophrologue certifiée RNCP

Le présent code de déontologie et d’éthique garantit que chaque sophrologue exerce dans le respect des règles de la profession.

Sophrologue RNCP : la sophrologie qui vous ressemble

La déontologie

DÉFINITION

La sophrologie est une discipline spécifique du domaine des Sciences Humaines. Elle utilise une méthode originale et un ensemble de techniques destinées à mobiliser de façon positive les capacités et ressources qui existent en tout être humain, visant ainsi à renforcer les structures saines de la personne. Elle permet de donner naissance à de meilleures possibilités d’adaptation aux nouvelles conditions de vie en société. Très largement utilisée dans le domaine clinique et thérapeutique, la sophrologie présente aujourd’hui un caractère social, préventif et pédagogique qui s’adresse à chacun, de la préparation à la naissance jusqu’à l’accompagnement en fin de vie. Le sophrologue délimite son champ d’intervention en tenant compte de ses compétences et de sa réalité objective. La profession de Sophrologue est reconnue : c’est une profession à part entière.

ÉTHIQUE

Le sophrologue s’engage à respecter les cadres et principes généraux de la méthode. Il respecte les valeurs que défend la sophrologie : responsabilité, tolérance, respect de la liberté individuelle et de la dignité humaine, tant envers ses clients qu’envers ses confrères. Il exerce son activité sans aucune discrimination d’origine, d’âge et de sexe, de religion ou d’appartenance politique. Le sophrologue lorsqu’il s’exprime en public s’interdit toute pratique ou pression pouvant mettre en péril l’intégrité des personnes avec lesquelles il est en contact dans l’exercice de sa profession, il fixe les honoraires avec mesure, il respecte et fait respecter les règles de confidentialité.

CONFIDENTIALITÉ

Le sophrologue est tenu au respect absolu la confidentialité de tout ce qui lui est confié dans l’exercice de sa profession. Dans la conduite de groupes, le sophrologue informe les participants de l’extension de l’obligation de confidentialité à chacun d’eux. Les notes prises sont classées et non accessibles à un tiers ; les travaux communiqués à ses pairs, par quelque moyen que ce soit, demeureront suffisamment imprécis sur les caractéristiques personnelles, sociales, professionnelles ou feront l’objet d’une demande d’accord préalable.

FORMATION ET CRITÈRES D’ADMISSIBILITÉ

La formation initiale du sophrologue est une formation rigoureuse, respectueuse des fondamentaux de la sophrologie qui se déroule en deux étapes selon 4 degrés progressifs dans la verticalité. Elle cumule au moins 400 heures en présentiel (au centre de formation) répartis sur au moins 24 mois. La validation de la formation par l’organisme de formation permettent l’exercice de la profession dans le respect du présent code de déontologie ainsi que celui de la FEPS.

L’ATTITUDE PHÉNOMÉNOLOGIQUE

L’entraînement repose sur l’observation et la mise entre parenthèse des phénomènes qui se produisent pendant la séance de manière phénoménologique c’est-à-dire tels qu’ils apparaissent sans a priori, sans jugement, sans analyse.

CONDITIONS D’EXERCICE PROFESSIONNEL – LÉGISLATION

Le sophrologue peut exercer son activité comme une profession à part entière ou comme une méthode complémentaire s’intégrant de plein fait dans sa profession ou sa spécialité de médecin, sage-femme, infirmier(e), masseur-kinésithérapeute, psychothérapeute, enseignant, éducateur, animateur, entraîneur sportif... Le sophrologue dispense des séances individuelles, des entraînements de groupe en clientèle privée ou au sein d’entreprises et d’institutions. Il utilise et adapte la sophrologie en vue d’une application spécifique dans le champ de ses compétences. Le sophrologue a le choix pour exercer son activité entre les différents statuts juridiques d’exercice professionnel prévu par le législateur. Pour l’exercice légal de son activité, il incombe au sophrologue d’établir toutes les déclarations nécessaires auprès des organismes publics. Il s’engage à respecter la législation en vigueur.

OBLIGATION DU SOPHROLOGUE

Le sophrologue doit informer ses clients de leurs droits, de la méthode employée, des conditions financières, des règles de confidentialité, du libre-choix du praticien, des limites de son champ d’intervention, de la durée moyenne de l’intervention.

RESPONSABILITÉ – COMPÉTENCE

Le sophrologue a acquis au cours de sa formation les cadres méthodologiques, théoriques, techniques et pratiques propres à la méthode au travers desquels il se définit professionnellement. Le préalable à l’exercice de la profession est pour le sophrologue d’avoir expérimenté les 4 degrés de la méthode et de s’entraîner régulièrement lui-même. Il se doit de se maintenir informé et de se former régulièrement en participant à des congrès, assises, universités d’été et autres séminaires proposés par la profession chaque année. Il s’engage à respecter les cadres et limites de ses compétences, à informer et justifier de celles-ci auprès de ses clients. Le sophrologue ne concurrence pas les professionnels de la santé. Il ne pose pas de diagnostic, n’influence pas les choix thérapeutiques de ses clients et n’interfère pas dans les traitements en cours. Il dirige sur un thérapeute compétent et dûment qualifié le client qui nécessite une aide qui ne relève pas de ses compétences. Il assure avec discrétion et compétence son rôle d’auxiliaire avec les autres professionnels de la santé. En cas de co-animation ou de sous-traitance, il s’assure de la compétence de ses collaborateurs et assume la pleine responsabilité de leurs interventions.

FACTURATION

Le sophrologue facture à ses clients le montant exact de ses prestations qu’il apprécie avec tact et modération en fonction de ses compétences.

IMAGE DE MARQUE

Le sophrologue s’engage, à travers ses actions, ses propos, son comportement en général, à donner une image respectueuse et valorisante de la profession.

PUBLICITÉ

Le sophrologue est libre et responsable d’établir sa publicité et son information compte tenu de la législation en vigueur. Toute publicité mensongère est strictement interdite et répréhensible (promesses irréalistes, usurpation de compétences...).

ARBITRAGE

En cas de difficulté particulière, le sophrologue peut demander conseil auprès d’un des responsables de l’IFSMS®, d’un membre de la FEPS, d’un membre du Syndicat des Sophrologues Professionnels (SSP) s’il y est adhérent et/ou solliciter l’aide des professionnels compétents.

INFRACTION A LA DÉONTOLOGIE – RECOURS

Tout sophrologue et étudiant issu de l’IFSMS® est tenu de respecter le présent code de déontologie et d’éthique. Toute infraction à une règle de déontologie peut faire l’objet d’un recours auprès de IFSMS®, de la FEPS et, s’il y est adhérent, du Syndicat des Sophrologues Professionnels (SSP) et/ou solliciter l’aide des professionnels compétents qui réuniront une commission en vue de se prononcer sur le litige évoqué. En cas de non-respect des règles déontologiques, la directrice de IFSMS® peut prononcer des sanctions contre le contrevenant pouvant aller du simple avertissement jusqu’à l’exclusion officielle de l’IFSMS®, de l’inscription sur les listes de la FEPS et/ou du Syndicat des Sophrologues Professionnels (SSP). Le plaignant sera informé de ses possibilités de recours judiciaire.